Née fille, douce et petite, calme et souriante… portée par la mère des mères, dans ses gènes, son rang, ses racines, son héritage.
Un héritage parfois touché par les histoires générationnelles.
Des histoires mystérieuses, douloureuses, secrètes…
Des histoires non dites, dont la douleur coule dans les veines, dont les cicatrices restent dans les souvenirs les plus enfouis.
Un héritage…
Puis viennent les leçons, les attentions, les paroles, parfois dures et sèches, pour forger et former cette jeune fille à devenir Femme, Épouse, puis Mère.
Des interdits, des paroles crues… puis la douceur se dissipe, laissant place à l’incompréhension, à la frustration, à l’oubli…
En un instant, la jeune fille perd sa douceur.
Et elle doit perdre sa douceur, sa naïveté, sa joie…
Elle doit grandir.
Cet instant, si brutal, fait passer cette jeune fille dans la réalité du monde… dans la réalité de son monde.
Fini les rêves.
Fini la délicatesse.
La jeune fille doit terminer son histoire… car l’histoire de sa vie commence.
Elle doit ouvrir les yeux.
Être concentrée.
Être à l’écoute.
Être calme et sérieuse.
Être docile et active.
Être au service.
Elle est Femme.
Femme d’une société.
Femme du foyer.
Femme de la famille.
Femme des autres.
Elle n’est plus un prénom.
Elle est devenue un titre.
Épouse.
Mère.
Un titre qu’elle n’a pas choisi.
Qu’elle n’a pas souhaité.
Qu’elle n’a pas rêvé de porter…
Elle n’est plus…
Elle ne naît plus…
#ImenA
Laisser un commentaire